Haïti : 12 janvier 2010 – 12 janvier 2012, un triste constat.

Rentrés hier d’un séjour en Haïti, nous avons pu constater que « ça n’avançait pas vite », et pourtant toujours autant de personnel des ONG, de 4×4 rutilants, bien plus que de pelleteuses en action.

Triste constat, nous nous trouvons à l’aéroport de Port au Prince, grand écran de télévision, un petit début de programme pour la commémoration dans la ville, puis changement de programme, du football, dommage, personnellement j’eus préféré continuer de suivre cette cérémonie.

Un rendez-vous à l’hôtel PLAZA, qui n’est pas notre QG, mais il est vrai que pour tout le monde, c’est un endroit de charme et bien sécurisé, et là toujours autant de salariés de ONG, nous comprenons que cet endroit puisse être un repère, mais à la fraîcheur de leurs tenues, nous devinons bien qu’ils ne sont pas sur le  terrain. Pourquoi avoir emmener tous ces jeunes sans encadrement ??? soit c’est une excellente expérience de vie pour eux, nous n’en avons strictement rien contre, mais je doute que ça ne puisse être efficace.

Comment envisagent ils de rencontrer et de côtoyer la population ? Par hélicoptère, un ou deux villages par jours (sic)….. on nage en pleine utopie.

Trop d’exemples identiques sautent à nos yeux, et plutôt que de vouloir juger des personnes véritablement de terrain, il faudrait peut être faire savoir aux donateurs, la vérité sur ce qui s’y passe véritablement.

Car donateurs il y a, et il faut bien justifier les dépenses, combien d’heures, de semaines, de mois d’années de travail assidu, faut il pour créer des liens qui aux yeux de certains sont juste dus aux circonstances.

A cause de ce genre de comportement, les loueurs de chambres (et ce n’est pas 5 étoiles loin de là) pensent que les prix de 2011 à 2012 auraient du passer de 5 USD à 50 par personne et par nuit.

L’appât du gain est dommageable, mais il est aussi du à certaines organisations et associations sur le terrain. On en arrive presque qu’à une guerre des drapeaux..

Pas étonnant que l’on puisse lire ce qui suit dans la presse internationale : http://www.courrierinternational.com/article/2012/01/12/mais-ou-diable-est-passe-l-argent-de-la-reconstruction

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