Haïti – Agriculture : L’année agricole 2013-2014 promet d’être bonne

Haïti – Agriculture : L’année agricole 2013-2014 promet d’être bonne

Comme quoi de petites actions peuvent amener à bien des résultats, c’est encourageant. Mais en fait, il en manque dans rangs.

Haïti - Agriculture : L’année agricole 2013-2014 promet d’être bonne

Selon la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA), d’une façon générale, l’année agricole qui a débuté en mars 2013 et s’achèvera en février 2014 promet d’être une bonne année de production avec déjà une augmentation de 45% des céréales par rapport à l’année agricole précédente si les récoltes des saisons d’été et d’automne/hiver bénéficient des mêmes conditions climatiques favorables observées jusqu’à la fin de septembre 2013 (pas de sécheresse, pas d’excès d’eau, pas de cyclones ou d’inondations accentués), les intrants de base sont disponibles.

Par contre, l’année fiscale (octobre 2012 à septembre 2013) s’est achevé avec de bonnes productions corrigeant les pertes observées en octobre 2012 après le passage de Sandy.

L’évolution de la production 2013-2014 en équivalent céréaliers, indique une augmentation de 33% par rapport à l’année 2012-2013 mais en dessous de 11% de l’année 2009-2010 [qui était une très bonne année].

Production 2013-2014 :
Total Céréales + 46% (350,348 tonnes) ; Total Légumineuses + 13% (175,945 tonnes) ; Total tubercules +27% (369,876 tonnes) ; total Bananes et plantain +40% (105,677 tonnes) pour une moyenne de + 33% ( 1millions, 485,700 tonnes) [Le calcul de ces estimations est basé sur les coefficient « Tonne Équivalent Céréale » (TEC)].

Globalement, en considérant la superficie de maïs, haricot, pois congo, banane et les tubercules, environ 75% de la superficie agricole, consacrée habituellement à la saison de printemps, a livré une bonne production au printemps et en été. Les programmes d’achats locaux mis en place par le programme Ede Pèp, le PAM, l’entreprise privée Ti-Malice ont incité les producteurs à investir beaucoup plus.

Le Ministère de l’Agriculture, le Ministère à la promotion de la paysannerie et les différents partenaires (FAO, Winner, ACDI-VOCA, IICA, RESEPAG, d’autres programmes, etc.) ont mis à la disposition des producteurs un volume de semence au moment des semis. Plusieurs foires semencières ont été organisées. Cependant, les semences restent insuffisantes pour combler les attentes des producteurs dont le stock était au plus bas suite à la sécheresse de l’année 2012 et aux dégâts causés par le passage d’ Isaac et de Sandy. Les producteurs ont du compléter les intrants, selon leur pouvoir d’achat, en s’approvisionnant sur le marché. L’engrais fut accessible entre 800 et 900 gourdes le sac de 45 kg.

Les facteurs limitants de la saison de printemps 2013 sont d’ordre structurel : le faible rendement du matériel végétal, la faible fertilité d’une bonne partie des sols dégradés, les faibles ressources du producteur pour compléter les subventions reçues du MARNDR et de ses partenaires, sa faible productivité du travail.

Le CNSA précise que ces estimations pour l’année 2013-2014 sont faites en supposant que l’été et l’automne-hiver bénéficient de conditions favorables de production, sans grosses pertes.

HL/ HaïtiLibre

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