Haïti : La protection de l’environnement au centre du « camp d’été » des Centres Multimédia de la MINUSTAH

Haïti : La protection de l’environnement au centre du « camp d’été » des Centres Multimédia de la MINUSTAH

Voilà une initiative en Haïti qui devrait plaire à Mélinda WILSON pour son projet

La protection de l’environnement au centre du « camp d’été » des Centres Multimédia de la MINUSTAH

10 août 2011 | Publié dans la catégorie : À La UneQuoi de neuf ?

Depuis plus d’une semaine, plus de 500 jeunes se sont inscrits au « camp d’été » organisé à leur intention dans les 9 Centres Multimédia (CMM) de la MINUSTAH à travers le pays. Au programme du « camp d’été figurent notamment des formations spéciales, ainsi que des activités culturelles et ludiques. Objectif : permettre aux jeunes de se divertir, tout en renforçant leurs connaissances sur divers sujets d’intérêt pour eux et leur communauté.

 La protection de l’environnement au centre du « camp d’été » des Centres Multimédia de la MINUSTAH

Photo : UN/MINUSTAH

« Se former pour mieux former les autres » est le thème autour duquel a été officiellement lancée, le vendredi 29 juillet 2011, la deuxième édition du « camp d’été ». Véritable épreuve d’aptitude intellectuelle, le jeu « des mots et des lettres » met en compétition, à travers tous les CMM, 8 équipes de 2 jeunes, dont l’âge varie entre 15 et 21 ans.   Comme le souligne le responsable de l’information publique au CMM de Jérémie, Faubert François, « l’objectif de ce jeu est d’encourager la recherche intellectuelle et l’excellence académique chez les jeunes ».

Le « camp d’été » 2011 apporte une nouveauté : la familiarisation des jeunes avec des questions relatives à la protection de l’environnement et à la gestion des risques et désastres. Il est en effet question de sensibiliser ces derniers sur leur rôle en la matière. Une question qui d’ailleurs les intéresse au plus haut point.

En effet, dans un rapport daté de juillet 2009, la Banque Mondiale (BM) avait qualifié de sérieuse et même grave la dégradation de l’environnement en Haïti. « Aujourd’hui, les forêts résiduelles couvrent seulement 1 % du territoire », souligne la BM dans son rapport paru sous le titre «Haïti : redonner espoir et rétablir   la crédibilité ».

Il est aussi établi que quelque 12 à 30 millions d’arbres sont abattus annuellement en Haïti. Ils sont destinés à divers usages, dont la fabrication du charbon, de meubles et la construction d’habitations, notamment dans les centres urbains, selon une étude de «The Earth Institute » de l’Université Columbia  des Etats-Unis publiée en décembre 2010.

Parmi les formations spéciales procurées à ces jeunes, figure celle relative aux attitudes à adopter face aux désastres naturels mais aussi face aux épidémies. Une simulation est également prévue afin d’évaluer la réactivité des participants face à ces désastres naturels. Des connaissances qu’ils pourront ensuite partager avec les membres de leurs  communautés.

L’une des participantes à ce « camp d’été », Missola Saint Gourdain, 21 ans, étudiante en sciences de l’éducation à Marfranc, dans la commune de Jérémie. Elle se réjouit à la fois de l’initiative et du contenu des formations qui, tout en apportant « des éclairages nouveaux sur la gestion des catastrophes naturelles, nous procure des notions relatives aux mesures et précautions à prendre  en vue de se protéger face à celles-ci».

Même satisfaction pour Isaac Fortuné, 21 ans, étudiant en première année d’agronomie à l’Université Nouvelle Grand’ Anse (UNOGA) qui s’engage à partager les informations reçues avec son entourage. « Je vais, à mon tour, former des gens à travers les radios locales et dans les églises sur tout ce que j’ai appris au CMM », a-t-il promis.

Pour sa part, Pierre Fédelin, 20 ans, élève en classe de première au Lycée Dumarsais Estimé de Hinche, pense que ce « camp d’été » a permis à des jeunes de se rencontrer dans un endroit où ils acquièrent de nouvelles connaissances tout en se divertissant. « Les jeunes de Hinche n’ont pas de loisirs pendant les vacances. Grâce au CMM, nous suivons des formations et avons l’opportunité de rencontrer d’autres jeunes, sans oublier que l’on  s’amuse vraiment» , se réjouit-il.

Lancé pour la première fois en été 2009, le « camp d’été » a été suspendu en 2010 suite au séisme du 12 janvier. Celui de 2011, qui prendra fin le 26 août prochain, accorde par conséquent la priorité aux étudiants déplacés, originaires de Port-au-Prince.

Rédaction : Jonas Laurence

Edition: Uwolowulakana Ikavi

2 Commentaires

  1. mais tu as tout à fait raison Mélinda, malheureusement, comme moi, et comme d’autres, je pense à Lydia VERLE,(espoir en Haïti) qui a fourni les premiers fours solaires sur l’île à vache, si personne ne reste sur place, rien n’est possible, tu sais comme moi que dès que nous avons le dos tourné, c’est le dernier qui parle (et souvent pas des moindre) qui a raison. Je pense que nous pourrions le faire avec Louissa, ses voisines, les femmes de Soulette,mais aussi certaines marchandes du marché de Madame BERNARD, organiser un repas où toute la cuisine serait faite dans des fours solaires, je pense très sérieusement que nous aurions des adeptes, nous connaissons suffisamment de monde. Nous ne pouvons pas mettre des fours solaires à disposition, pour qu’ils soient dans un local fermé, il faut qu’elles puissent s’en servir du matin au soir…… tu me diras ce que tu en penses. Je crois me souvenir que Marc André est sur un projet, c’est le moment de le mettre à excécution, je l’y aiderai.

  2. À quand un camp pour apprendre à se servir de fours solaires et une distribution massive de ces fours qui donneraient aux gens la possibilité de cuisiner sans charbon de bois ? car sans électricité ou argent pour acheter du gaz comment veut-on que les gens se débrouillent pour cuire leurs aliments ? On aura beau reboiser, il faut commencer par le commencement…