La dure réalité en Haïti, misères, bandes organisées et petites frappes….

Six semaines passées en Haïti au lieu de 3 l’an passé avant et pendant le séisme, m’ont fait découvrir de nouveaux paysages de rêves.

Mais l’arrivée à l’aéroport de Port au Prince, vous ouvre grand les yeux sur la juste réalité. Des dizaines de porteurs sont là tous habillés en uniformes, il suffit qu’ils touchent votre valise pour qu’il demande 50 dollars US, un monde corrompu, une police complice, des chauffeurs de  taxis dont les voitures d’un autre âge n’hésitent pas à vous demander 100 dollars US pour descendre en ville.

Notre premier trajet sera l’aéroport Grand Goave, en traversant Port au Prince, il n’y a pas d’autres solutions de toutes façons. Le séisme a bon dos, les déchets envahissaient déjà la ville depuis bien des années, les gravats s’y sont rajoutés, je m’attendais à croiser des pelleteuses, des camions, bref des chantiers, il n’en est rien, on  se demande où se « cachent » les associations prétendant s’en occuper.

La traversée de Carrefour nous prendra 3 heures par ce que l’on peut appeler une piste complètement défoncée pas digne d’une sortie de capitale ni d’une entrée d’ailleurs.

Notre arrivée au calme à Grand Goâve nous rassure quelques peu, au calme devant une petite plage dans un village solidaire d’Action Sud où nous sommes très bien accueillis. Une chose nous choque durant cette route, c’est le nombre de 4X4 flamboyant neuf des grandes organisations, nous en dénombrons 14 pour une seule organisation conduite par un chauffeur et un assistant bien souvent il n’y a qu’un passager à bord, ou personne, devenir chauffeurs pour les ONG est devenu avec fuir le pays le rêve de beaucoup d’Haïtiens.

On peut comprendre payés à 44 dollars US par jour, pour se promener et « frimer » auprès de la gente féminine est chose aisée pour eux, aucun contrôle, livrer à eux même. Je comprend mieux que ces grosses ONG ont de gros frais de logistiques, je ne dis pas qu’elles ne sont pas efficaces, mais certaines personnes censées de ces organisations reconnaissent tout de même qu’il a eu dans l’urgence du séisme et du choléra, bien des abus.

Le premier soir petite sortie dans un petit bar, où un employé Suisse d’une ONG tente de me subtiliser mon téléphone cellulaire. Visiblement sous des substances qui circulent très facilement ici, nous sommes après une altercation avec celui ci, dans l’obligation de le faire sortir par les membres de la sécurité tellement il n’est pas dans un état normal. Le lendemain, nous ne pourrons Vincent et moi  visiter le centre de cette ONG, nous devinons la version qu’il a pu donner à ses supérieurs. Nous décidons donc de rester dans notre village à l’écart de toutes ces animations.

Nous aurions d’autres commentaires à faire, mais face à la mauvaise foi d’évangélistes et de pasteurs de tout poil, nous préférons nous abstenir, les menaces sont sérieuses, et nous ne sommes pas à l’abri de représailles. Ce sont des personnes qui ne se contentent que d’une version, et qui de toutes façons ont toujours raison sur tous les plans.

Il ne faut pas parler dur aux haïtiens tel est leur crédo. Je n’en ai pas l’habitude, lorsque l’on veut m’escroquer j’ai pour habitude d’élever la voix.

Retour sur Port au Prince le mardi suivant pour accueillir Mélinda notre représentante Québécoise, interdiction de l’accueillir dans l’aéroport mais à l’extérieur, comme tout le monde d’ailleurs. Je dis à un policier que cette personne voyage seule et que je crains qu’elle ne soit victime des porteurs pour ses bagages, pas question. Je suppose que si j’avais glissé un petit billet de 20 dollars US, j’aurai pu passer.

Tout se passe bien Mélinda est une habituée des voyages et ne laisse pas conter…..

Retour à Grand Goâve pour une nuit et départ le lendemain matin pour les Cayes, et là le taxi prévu à notre grande surprise est un vulgaire pick up, coût de la descente 175 USD, rien à négocier, il ne nous descendrai pas nos bagages.

a suivre…

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